Éducation : 50% des élèves de CE1 ont des problèmes en calcul mental

Le ministère de l'Éducation nationale a publié dimanche 14 octobre les résultats des évaluations de CP et de CE1 réalisés auprès des élèves à la rentrée. Et le bilan n'est pas très bon. On vous explique.
Des élèves français en difficulté scolaire
Des élèves français en difficulté scolaire

Les élèves français en difficulté scolaire

Jean-Michel Blanquer a donné à 20 minutes les résultats des évaluations réalisées sur les élèves de CP et de CE1 à la rentrée de septembre. Et les résultats montrent que les enfants de 6-7 ans ont de réelles difficultés face aux apprentissages des fondamentaux. 

Ainsi, explique le ministre « 23% des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et les sons qu'elles produisent », « 8% ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés ». En CE1 le bilan n'est pas glorieux non plus « 30 % lisent moins de trente mots par minute, alors que l'objectif national est de cinquante mots. Un élève sur deux (49 %) a des difficultés en calcul mental et 47 % ont des soucis pour résoudre des problèmes ». 

Ces résultats ne sont pas encore définitifs puisqu'ils ne se basent que sur l'analyse de 75% des élèves. Ils devraient être consolidés en début d'année 2019. Cependant, ils vont dans le sens des enquêtes déjà réalisés par des organismes internationaux comme Pisa par exemple. 

Comment faire pour lutter contre les problèmes d'apprentissage des élèves ? 

Le ministre, dans son interview expliquent que ces évaluations, largement critiquées par les syndicats d'enseignants, permettent d'aider les professeurs dans la transmission des savoirs, et est utile pour travailler à pallier les difficultés des élèves. 

Les syndicats, eux, craignent que ces tests ne soient un moyen de créer de la compétition entre les écoles et augmenter encore un peu plus les inégalités sociales, créant des écoles « ghettos » et des écoles d'excellence. 

Les difficultés des élèves sont, en effet, souvent liées à un contexte familial. Ainsi, rappelle le ministre, un enfant de 4 ans grandissant dans une famille pauvre a entendu 30 millions de mots en moins qu'un enfant qui grandit dans une famille riche. L'école, est donc selon lui un vecteur d'émancipation sociale, permettant de rattraper ces inégalités. 

A cela, le ministre ajoute que l'instruction obligatoire à 3 ans devrait également permettre de rectifier le tir. 

Les syndicats et les associations de parents d'élèves répondent en demandant une augmentation des postes permettant d'avoir des classes moins nombreuses et ainsi prendre le temps de se focaliser sur les enfants les plus en difficulté.  

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