Une maman d'une petite fille atteinte de trisomie 21 raconte son combat pour inscrire sa fille à l'école maternelle

Camille Boudet est journaliste et la maman d'une petite Louise, atteinte de trisomie 21. Elle raconte dans un long texte son parcours du combattant pour pouvoir inscrire sa fille en petite section de maternelle.
Une maman se bat pour que sa fille atteinte de trisomie aille à l'école
Une maman se bat pour que sa fille atteinte de trisomie aille à l'école

Caroline Boudet est journaliste. Elle est également maman d'une petite Louise, 3 ans et demi. La fillette est atteinte de trisomie 21. Dans un long texte publié sur le Huffpost et sur la page Facebook Louise and co. elle raconte son parcours du combattant pour pouvoir inscrire sa fille en petite section de maternelle

Elle raconte : « Ce soir 29 juin, cela va faire plus de sept mois que nous, parents de Louise, qui a 3 ans et demi et un chromosome en plus, bossons pour qu'elle fasse sa rentrée dans les meilleures conditions en septembre prochain ».

Des mois de procédure

Caroline Boudet explique les mois de procédure pour une demande d'AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire). En effet, ce sont les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) qui décident d'attribuer des AVS pour les enfants handicapés scolarisés. 

La maman explique que le traitement de la demande prend plusieurs mois, 5 mois en moyenne dans son département, mais ce délai peut être encore plus long selon les régions de France. 

Les parents de la petite Louise, tenant compte des délais, montent le dossier dès novembre 2017, un dossier de plusieurs dizaines de pages : « dès novembre, nous avons : rempli un dossier de demande de 20 pages, recueilli des certificats médicaux, détaillé les journées de Louise, expliqué par écrit quel était son "projet de vie" à trois ans, et pourquoi il nous semblait au mieux pour elle, après la crèche ordinaire auprès de ses camarades, d'entrer en maternelle avec les autres ».

Pas d'AVS dédiée à la petite fille

La décision de la MDPH fini par tomber. Louise aura le droit à une AVS mutualisée, c'est-à-dire, qu'une seule auxiliaire sera en charge de plusieurs enfants, « peut-être sur plusieurs écoles différentes », et certainement pas plus de 10h par semaine, raconte Caroline Boudet.

« Et maintenant, on fait quoi ? »

Et ce n'est pas terminé. Alors que les parents de Louise, relancent les procédures administratives pour demander à la MDPH de revoir sa décision et que la petite fille ait une AVS à plein temps, ils rencontrent l'équipe pédagogique de l'école dans laquelle ils ont inscrit la fillette. 

Seulement, la petite fille a besoin de soins spécifiques. A la crèche, dans laquelle elle est actuellement, « la kiné, l'orthophoniste et la psychomotricienne » se déplacent pour procurer leurs soins à Louise. Mais pour l'école s'est autre chose : « Et puis BAM, fin juin, un coup de fil qui nous apprend que finalement, ça n'est plus "du tout" possible que les pros qui suivent Louise continuent à venir la voir dans l'école. Pourquoi ? Euh, on ne le fait pas. Ce qu'il faut c'est que les parents viennent la chercher à l'école et l'emmènent à son rendez-vous ».

Retour donc à la case départ pour Louise, qui n'est pas du tout certaine de pouvoir rentrer à l'école, comme tous les petits enfants de son âge en septembre. Caroline Boudet fait part de son désarroi : « Je vous raconte ma colère, mon effondrement, mon écœurement, mon sentiment d'injustice et surtout de solitude face à tout cela. Ça fait huit mois, et on revient à la case départ. Et maintenant, on fait quoi ? ».

Et elle conclut : « Maintenant, quand vous entendrez cette petite phrase 'oui, il/elle va aller à l'école, on a fait toutes les démarches pour', vous saurez ce qu'elle cache pudiquement dans la vie des familles ».

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