La naissance de Candy et mes complications post-accouchement

La naissance de Candy restera pour Nathalie son plus beau souvenir et son pire cauchemar. En effet, alors que tout va bien, et que cette grossesse constitue en elle-même un petit miracle, il faudra à la maman tout son courage pour affronter une grave complication de son accouchement...
La naissance de Candy et mes complications post-accouchement
La naissance de Candy et mes complications post-accouchement

"Tout a commencé lorsque j'étais sous traitement pour des kystes ovariens. J'ai changé de médecin car je souhaitais avoir l'avis d'un deuxième professionnel ; je ne trouvais pas normal d'avoir aussi mal au ventre alors que les médicaments que je prenais devaient stopper cette douleur...

Ce nouveau gynécologue m'apprend qu'en fait, je n'avais pas de kystes, mais que j'attendais bel et bien un enfant ! Mon cœur a explosé de bonheur, car je souffre d'une forme de stérilité due au fait que je n'ovule pas. Nous avons mis deux longues années avant d'avoir notre premier enfant, mon fils Alexis.

Donc, mon médecin m'apprend que non seulement je suis enceinte, mais qu'en plus, je suis déjà enceinte de 3 mois et demi ! Je ne vous raconte pas la réaction du papa quand je rentre chez le docteur pour une simple consultation pour des kystes et que je ressors du cabinet pour lui apprendre que nous allons être parents pour la deuxième fois...

Je vous passe l'épisode de la grossesse qui ne fut pas des plus belle : syndrome du canal carpien, douleurs lombaires, etc.

L'accouchement


Le terme est prévu pour le 5 novembre 2011. Comme pour mon premier, on dépasse la date d'accouchement et ma sage-femme, avec l'accord de mon docteur, décide de provoquer l'accouchement.

Nous sommes donc le 10 novembre 2011, à la fois la plus belle et la plus atroce des journées. Ma soeur, qui a accepté de m'assister pendant l'accouchement, s'en souviendra aussi !

On me place donc sous perfusion pour lancer l'accouchement, il est 8 h. Je résiste tant que je peux, mais les contractions sont trop fortes et je finis par accepter la péridurale. Il est 10 h.

A 14 h, je ne suis qu'à 6 cm et le bébé ne descend pas. A 15 h, on m'annonce que je suis toujours a 6 cm malgré les contractions qui ne font qu'augmenter ! On me dit que si à 16 h il n'y a pas d'amélioration, on me fera une césarienne (finalement, il aurait peut être mieux valu...).

Finalement, à 16 h 10, je ressens l'envie irrépressible de pousser, et la sage-femme m'accompagne.

Ma fille passe la tête, je la vois dans le reflet du plafonnier mais elle reste bloquée au niveau des épaules. Là, mon gynécologue, qui est resté à côté, décide de prendre les devants et demande à la sage-femme de m'appuyer sur le ventre pendant que lui tire la petite.

Et à 16 h 15, plouf, elle est là, dans mes bras ! Ma sœur et moi en pleurons de joie. Ma fille Candy fait entendre sa voix pendant que la sage-femme lui donne les premiers soins et m'annonce son poids : 4.310 kg !

Je suis la plus heureuse des mamans, quand soudain je fais un malaise, rien de bien grave en apparence... La sage-femme me fait une injection et ça va beaucoup mieux.

A 18 h, on me monte en chambre et là, on s'aperçoit que je perds beaucoup trop de sang. On me redescend en salle d'accouchement pour une "révision utérine", pour vérifier qu'il ne reste pas un bout de placenta dans l'utérus.

Je croise le papa avec mon fils dans le couloir, je n'ai pas le temps de leur dire quoi que ce soit et j'éclate en sanglots !

Dans la salle d'accouchement, mon gynécologue m'attendait. On me fait une anesthésie générale, et là plus rien, c'est le trou noir. On me réveille, on m'annonce que la révision n'a pas fonctionné et qu'il faut m'emmener au bloc pour une embolisation sous anesthésie locale.

Dans les couloirs, j'aperçois le papa qui est en pleurs lui aussi (c'est la première fois que je le vois pleurer comme ça !), puis j'entends l'anesthésiste qui demande à ce qu'on lui apporte des poches car je dois être transfusée de toute urgence !

Là, je commence vraiment à avoir très peur. Il est 19 h, je finis par m'évanouir pour ne me réveiller qu'à 1 heure du matin. J'ai finalement passé 3 jours en réanimation, 3 jours en soins intensifs pour finalement faire les 3 jours en maternité. A mon grand désespoir, je n'ai pas pu allaiter ma fille à cause de mon traitement...

Je tenais malgré tout à remercier toutes les personnes qui se sont occupées de moi ainsi que de ma fille qui a passe les 6 premiers jours en néonatalogie.

Voilà mon accouchement, qui fut à la fois la plus belle journée mais aussi mon pire cauchemar et qui aujourd'hui encore me fait pleurer et me terrifie à l'idée d'avoir un autre bébé. Le désir d'un nouvel enfant se fait sentir de plus en plus fort mais la terreur me gagne en même temps... "

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