La difficile scolarisation des enfants handicapés

Alors que le gouvernement avait annoncé des mesures pour la scolarisation des enfants handicapés dans son « service public de l'école inclusive », la réalité est moins glorieuse. Certains élèves ne sont toujours pas à l'école. Par ailleurs, certaines des personnes accompagnant les élèves dans les classes, ont 20 jours de retard sur le salaire. On fait le point.
Des enfants handicapés privés d'école
Des enfants handicapés privés d'école

Des enfants en situation de handicap non scolarisés

Le gouvernement l'avait promis : 23 000 nouveaux élèves en situation de handicap scolarisés et le recrutement de 4500 accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaire.

Pourtant, loin de cet effet d'annonce, des familles se retrouvent aujourd'hui, sans solution pour leurs enfants, qui ne sont toujours pas, début novembre, rentrés à l'école. 

Pourtant, la situation, à entendre le ministère de l'Éducation nationale, serait bien meilleure que précédemment. Édouard Geffray, le directeur général de l'enseignement scolaire explique qu' « Au lieu d'attendre qu'un enfant arrive avec une prescription et de se dire maintenant, il faut qu'on trouve un accompagnant, explique Edouard Geffray, on a recruté des gens en amont. Et donc quand une famille se présente à l'école, elle n'attend plus. L'accompagnant est déjà là, déjà recruté. Indéniablement, on a changé de braquet. Si on compare le 1er septembre 2018 et le 1er septembre 2019, on est passé en un an de 8% de personnes qui étaient en attente d'un accompagnement à 4% cette année ».

Les accompagnants d'élèves handicapés non payés

Par ailleurs, les AESH (Accompagnants d'élèves en situation de handicap), qui étaient censés être mieux payés et « moins précaires » se retrouvent, pour certains, dans une situation financière extrêmement délicate. 

En effet, dans certaines régions, ces AESH n'ont pas été payés fin septembre, mais avec 20 jours de retard. 

Avec un salaire net de 1200 euros par mois pour un plein temps, certains d'entre eux ont été obligés de faire appel à des associations. Comme Charlotte qui se confie à FranceInfo expliquant qu'elle avait dû faire appel au Secours Populaire pour nourrir ses enfants. 

Le ministère de l'Éducation nationale assure que ce problème de salaire est désormais résolu. 

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