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GPA, mères porteuses : pour tout savoir

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GPA, mères porteuses : pour tout savoir

Alors que le débat autour de la GPA (Gestation Pour Autrui) fait rage en France, de quoi parle-t-on réellement ? A qui s’adresse la GPA et comment cela se passe ? On vous explique.

 

La GPA, pour qui ?

 

La gestation pour autrui est une méthode de procréation médicalement assistée (PMA) dans laquelle l’intervention d’une mère porteuse est indispensable. Elle s’adresse aux personnes confrontées à une infertilité d’origine médicale ou encore aux personnes et aux couples homosexuels.

Néanmoins, la GPA n’est pas accessible à tous : en effet, les législations diffèrent selon les pays. Aujourd’hui, le recours à une mère porteuse est toujours interdit ne France dans le cadre de la loi de bioéthique de juillet 1994. La mise en place d’une GPA clandestine peut amener à 6 mois de prison et 7 500 € d’amende pour les personnes ayant facilité sa réalisation. Pour bénéficier des services d'une mère porteuse, les français doivent donc se rendre à l’étranger.

En Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, dans certains états des États-Unis, la GPA est tolérée, voire autorisée et accessible aux ressortissants étrangers. Mais un problème se pose au niveau de la filiation : en effet, il est toujours difficile pour l’enfant né d’une mère porteuse étrangère d’obtenir la nationalité française…

 

La GPA, comment ça se passe ?

 

Mais concrètement, comment se déroule une GPA « dans les règles »; ? Dans un pays autorisant la pratique, tout commence par le contact avec une agence spécialisée, qui dispose d’un fichier de mères porteuses potentielles. Les femmes sont sélectionnées de manière très stricte : leur santé physique comme mentale doivent être irréprochables, elles doivent être déjà mères, avoir fait l’objet d’une enquête sociale poussée et ne pas avoir de difficultés financières, pour éviter les personnes avant tout intéressées par l’argent.

Des avocats entrent souvent dans la danse, notamment aux États-Unis : un contrat est alors passé entre les futurs parents et la mère porteuse pour mettre sur le papier toutes les modalités de la grossesse, et notamment le montant de la compensation financière.

Ensuite, une fécondation in vitro (FIV) est réalisée. La mère porteuse ne donne pas ses ovocytes : il s’agit de ceux de la mère dite d’intention (et elle sera alors la véritable mère biologique de l’enfant à naître), ou, si ce n’est pas possible, ceux d’une donneuse anonyme. Il en va de même pour le sperme qui est celui du père d’intention ou issu d’un don.

Une fois la FIV menée à bien, le ou les embryons sont implantés chez les mère porteuse qui va, à partir de ce moment, assurer le déroulement de la grossesse jusqu’à l’accouchement. L’ensemble du processus est donc fortement médicalisé, mais tout est fait pour impliquer les parents d’intention : présence aux examens et échographie, contacts réguliers avec la mère porteuse et l’agence spécialisée… Et, s’ils le souhaitent, présence lors de la naissance, évidemment !

 

LA GPA, bientôt en France ?

 

Difficile de donner un chiffre fiable des naissances via GPA en France ; on estime que 150 à 200 enfants viennent au monde de cette façon chaque année. La possibilité d’autoriser la pratique ressurgit régulièrement mais la loi de bioéthique, qui s’oppose à toute « marchandisation du corps » (c’est à dire la rémunération d’une femme en échange du « prêt » de son utérus), forme un barrage qui n’a pas encore été franchi.

Les problématiques liées à la filiation des enfants nés de mère porteuse à l’étranger sont à présent traitées au cas par cas par les tribunaux et leur reconnaissance par leurs parents d’intention est devenue plus simple ; mais la pratique n’est toujours pas légalisée, malgré de fréquentes déclarations allant dans ce sens. Pourtant, de nombreuses enquêtes d’opinion révèlent que les français sont plutôt favorables à la GPA, à condition qu’elle soit convenablement encadrée et réglementée. Un simple vote qui pourrait faire sortir de la clandestinité nombre de couples !


Isabelle Damiron

 

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