Une seule trompe, un seul ovaire, et au final, un merveilleux petit garçon !

Le témoignage d’Émilie est précieux : après avoir subi dans la petite enfance l’ablation d‘une trompe et d’un ovaire, faisant peser une menace sur sa fertilité future, elle est parvenue à donner la vie tout en vivant une grossesse, puis un accouchement des plus sereins. Un vrai message d’espoir !
Une seule trompe, un seul ovaire, et au final, un merveilleux petit garçon !
Une seule trompe, un seul ovaire, et au final, un merveilleux petit garçon !



Je suis née en 1985 et à l’âge de trois mois, on m’a opérée d’une pathologie ovarienne, une trompe nécrosée et un ovaire tordu et nécrosé lui aussi, qui ont amené les chirurgiens à en faire l’ablation. A ma sortie du bloc opératoire, les médecins ont prévenus mes parents qu’il me serait difficile de devenir maman, mais pas impossible….

Dès mes premières règles à l’âge de 17 ans, mes parents ont suivi le conseil des médecins en me mettant sous pilule afin de ne pas trop "fatiguer" l’ovaire et la trompe restants, et ne pas développer de salpingites et autres maladies qui pourraient me rendre stérile.

Lorsque nous avons décidé de faire un enfant, cela faisait huit ans que j’étais sous pilule.

Après un an et demi d’interruption, toujours pas de début de grossesse. J’ai donc passée une hystérographie pour vérifier si mes organes restants étaient fiables. Cet examen est très spectaculaire, je suis allée le passer avec une grosse angoisse quant à la nature des résultats. Bonne nouvelle, les résultats étaient parfaits, tout fonctionnait correctement !

Je me souviens que le médecin qui m’a fait l’hystérographie m’a rassurée au moment des résultats, en me disant que dans moins d’un an, je serai enceinte, que je ne devais pas m’en faire et que beaucoup d’autres femmes dans mon cas y étaient parvenues…

Ce médecin avait raison : six mois après cet examen, un retard de règles, une prise de sang, et là, une grande nouvelle : le début de ma grossesse ! Une réelle joie, mais aussi la petite inquiétude des trois premiers mois.

Le premier trimestre passé, tous les résultats d’analyses sont parfaits, aucune infection ! Puis vient la première échographie : un bonheur immense de se rendre compte qu’un être vit et grandit en moi. Voir ce petit garçon dans mon corps, entendre son cœur battre, c’était sûr que j’étais enceinte !

Pour mon bonheur, j’ai eu une grossesse très paisible, sans encombre, sans douleur, sans infection… Un très beau voyage, et sentir ce petit être bouger dans mon ventre, une sensation merveilleuse. De nature angoissée et stressée avant cette grossesse, je me suis étonnée de ne plus l’être !

Vint le jour de l’accouchement, quinze jours avant la date prévue. Cet accouchement a été à l’image de ma grossesse, merveilleux. Oui, j’ai souffert des contractions, j’ai eu une très grosse baisse de tension au moment de la pose de la péridurale, donc une interruption temporaire de celle-ci. Mais quel bonheur d’enfanter, de vivre ce moment magique avec mon conjoint ! Une équipe très attentionnée et très professionnelle qui m’a permise de réaliser mon rêve, "sortir" moi-même mon enfant, une fois la tête et les épaules libres. Quelle joie d’attraper ce petit garçon, qui ne pleure pas, et de le poser sur mon corps, de sentir sa chaleur, son cœur qui bat ! Croiser enfin le regard de ce garçon tant désiré et tant "fantasmé" !  Cet enfant qui m’est apparu tel un cadeau inaccessible et pourtant tant espéré...

Le 25 septembre 2012, ce grand jour, nous avons enfin fait la rencontre de notre fils Oban.

Je témoigne de mon expérience, car à la maternité, mon père, ému de cette naissance, s’est rappelé mon combat pour avoir cet enfant, mes angoisses de ne pouvoir jamais donner la vie, et surtout son combat et celui de ma mère lors de mon opération en 1985. En se rappelant tous ces évènements, il m’a dit que je devais témoigner pour toutes ces femmes qui sont dans mon cas et qui n’ont plus trop d’espoir pour donner la vie.

J’ai envie de dire à toutes ces femmes que rien n’est impossible, qu’avec seulement une trompe et un ovaire on peut donner la vie, il ne faut pas baisser les bras, il faut y croire. Oban en est la preuve ! C’est une si belle aventure que je souhaite à toutes les femmes qui ont ce désir de créer une famille. Encore plus si, comme moi, la grossesse et l’accouchement se déroulent aussi merveilleusement.  

Aujourd’hui notre petit garçon a quatre mois, il nous rempli de joie et d’amour. En le regardant je me dis que mon combat et mes inquiétudes sont de lointains et mauvais souvenirs.

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Publié le 24-01-2013 à 00:00 | Mis à jour le 18-05-2018 à 20:59 | Rédacteur :
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