Une femme va pouvoir avoir un bébé de son compagnon mort depuis 2 ans

Après 2 ans de combat Ayla Cresswell vient d'obtenir l'accord d'un tribunal australien, pour utiliser le sperme de son petit-ami décédé en 2016. On vous raconte.
Une femme peut faire une FIV post-mortem
Une femme peut faire une FIV post-mortem

En 2016 Ayla Cresswell a 23 ans. Elle file le parfait amour depuis 3 ans avec son petit ami Joshua Davis à Toowoomba près de Brisbane en Australie. Ils parlent de faire un bébé et consultent un médecin qui leur confirme que tout va bien et qu'ils peuvent devenir parents.

Mais le 23 août 2016 sa vie s'écroule. Elle découvre le corps de son petit ami en rentrant chez elle. Joshua qui souffrait de dépression a mis fin à ses jours. 

Le sperme prélevé dans les heures suivant la mort

Ayla, soutenue par les parents de Joshua, a alors demandé, dans les heures suivant la mort de son petit-ami, une ordonnance du juge pour pouvoir prélever le sperme du jeune homme dans le but de concevoir un bébé. 

Le juge en charge de l'affaire a donné un avis favorable à la demande de la jeune femme. Il a en effet entendu des amis de Joshua ainsi que sa famille, et a considéré qu'il existait suffisamment de preuves montrant que le jeune homme souhaitait des enfants avec sa compagne. 

Le 25 août 2016, 48 heures après sa mort, le sperme du jeune homme a donc été prélevé et conservé dans un centre spécialisé. 

Le droit de concevoir un bébé

Cependant, il aura fallu deux ans d'attente et une bataille judiciaire pour qu'Ayla puisse utiliser le sperme de son conjoint en vue d'une PMA. Mercredi 20 juin 2018, le jugement est tombé : la jeune femme va pouvoir bénéficier d'une FIV pour concevoir un bébé. Interrogée par le Daily Mail elle déclare : « Joshua m'avait dit qu'il était très excité à l'idée d'être père et nous parlions souvent d'avoir des enfants et de l'effet que cela aurait sur nos vies ».

La jeune femme a dû subir un examen psychologique prouvant qu'elle était apte à devenir mère célibataire et a également dû prouver que sa condition financière lui permettait d'élever un enfant. Les parents du jeune homme ont également déclaré qu'ils souhaitaient aider Ayla à élever son enfant. 

Cette décision est une première en Australie et fera désormais jurisprudence.

L'utilisation du sperme post-mortem est-il possible en France ? 

 En France, la loi interdit l'insémination post-mortem, le code de santé publique précisant que « l'homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer et consentir préalablement au transfert des embryons ou à l'insémination ». La loi précise même très clairement que «le décès d'un des membres du couple» est un «obstacle à l'insémination ou au transfert des embryons».

En revanche, en 2016, le tribunal administratif de Rennes a rendu un jugement autorisant, exceptionnellement, une jeune femme à exporter à l'étranger le sperme de son mari décédé. Les juges ont pris en compte le contexte, la jeune femme ayant perdu son mari d'un cancer et, le même mois perdu le bébé qu'elle portait à quelques jours du terme. Mais cette décision ne remet pas en cause la loi française. 

Vous aimerez aussi

4 personnes sur 10 laissent leur place aux femmes enceinte dans le métro

Laisser sa place aux femmes enceintes dans les transports ? Pas si simple !

Une londonienne a voulu voir si les gens laissaient facilement leur place aux femmes enceintes dans le...
Lire la suite

alcool et grossesse : vers une meilleure information des futures mamans

« Zéro alcool pendant la grossesse » : un logo plus visible sur les bouteilles d'alcool

La ministre de la santé, Agnès Buzyn a annoncé que d'ici à la fin de l'année le logo prévenant des risques...
Lire la suite

Une femme accouche dans le RER A

Une femme accouche dans le RER A à Paris

Ce lundi 18 juin 2018, la circulation du RER A a été interrompue dans les 2 sens entre 11h15 et 12h....
Lire la suite

Réagissez en premier !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire pour écrire un commentaire.

En poursuivant votre navigation sur etreenceinte.com, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plus