Troisième trimestre de grossesse : votre planning

C'est la dernière ligne droite avant la rencontre avec bébé, mais avant il faut finir les dernières préparations. Nous allons tout vous expliquer sur la péridurale, l'accouchement etc... Courage vous y êtes presque!
Troisième trimestre de grossesse : votre planning
Troisième trimestre de grossesse : votre planning

Mes rendez-vous médicaux et ma troisième échographie

Chacun des trois derniers mois, comme les précédents, seront ponctués par un examen prénatal complet. Au-delà des examens et des analyses habituelles, c'est pour vous le moment ultime de faire part de vos interrogations et poser vos questions.
Au cours du 8e mois, un examen gynécologique va permettre d'examiner le col utérin pour savoir s'il se prépare bien à l'accouchement.

On effectuera aussi un prélèvement vaginal qui permettra de rechercher la présence ou l'absence d'un germe appelé streptocoque B. Si vous en êtes porteuse, on vous donnera des antibiotiques au moment de l'accouchement pour éviter qu'il n'infecte votre bébé.
C'est au neuvième mois que le praticien va discuter avec vous de votre mode d'accouchement et de son déroulement. Il reste à votre écoute pour répondre à toutes vos questions. Si le bébé se présente en position transverse, ou encore si votre bassin compromet un accouchement par voie basse, une césarienne sera programmée.

Mais si votre bébé se présente normalement, vous n'aurez plus qu'à attendre que la nature fasse son travail !

La troisième échographie

La troisième échographie est capitale pour la surveillance de fin de grossesse. Elle permet d'évaluer la bonne santé du bébé : sa croissance, l'aspect de ces différents organes, et sa vitalité. Le praticien va contrôler la quantité du liquide amniotique et la localisation du placenta.

Bébé en siège ?

Cette échographie va permettre de vérifier la bonne position du bébé (tête vers le bas). Si le bébé se présente par le siège, une manipulation appelée version par manoeuvre externe vous sera proposée pour tenter de faire se retourner votre bébé. Ce geste est réalisé vers 36/37 SA. Attention : la version est parfois douloureuse et ne réussit environ qu'une fois sur deux.

La consultation avec l'anesthésiste

Dans les semaines précédant l'accouchement, une consultation avec un anesthésiste est obligatoire, que vous souhaitiez ou non accoucher sous péridurale. Ce rendez-vous permet de passer en revue vos antécédents médicaux, chirurgicaux et obstétricaux, afin de déterminer si l'anesthésie est compatible avec votre état de santé. En effet, il faut garder à l'esprit qu'une césarienne ou un acte médical urgent peut survenir et nécessiter une anesthésie générale ! Si tous les risques sont écartés, vous pourrez en bénéficier.
L'anesthésiste répondra à toutes vos questions et préoccupations concernant l'analgésie péridurale.

Péridurale ou douleurs ?

Le principe de l'analgésie péridurale vous a été expliqué durant les cours de préparation à l'accouchement. Il s'agit d'une technique d'anesthésie loco-régionale destinée à supprimer els sensations douloureuses durant le travail.
Seul un médecin anesthésiste-réanimateur peut poser une péridurale. Pour cela, il injecte un produit analgésique à l'aide d'un fin cathéter dans le bas de votre dos, précisément entre les troisième et quatrième vertèbres lombaires, dans le but de bloquer la transmission de
la douleur. Vous allez vivre la naissance de votre bébé dans la sérénité, sans douleur, mais en ressentant tout de même ses mouvements et sa sortie !
Cette pratique ne présente aucun danger pour votre bébé, mais, bien qu'il s'agisse d'un acte médical banal, la péridurale a aussi ses inconvénients.
En effet, 5% des mamans disent ne pas avoir été suffisamment soulagées. Dans ce cas, un seul côté du corps est « endormi » : on parle de péridurale asymétrique. Si vous le constatez lors de la phase de travail, signalez-le à l'anesthésiste qui pourra rectifier le dosage au plus vite. La sage-femme pourra aussi vous conseiller des positions permettant au produit analgésique de mieux se diffuser.
Certains effets secondaires peuvent être constatés : maux de tête après l'accouchement, douleurs au niveau du dos... De plus, la péridurale provoque une certaine perte de sensation dans le bas-ventre, ce qui rend
les poussées moins efficaces ; par conséquent on devra parfois pratiquer une épisiotomie ou utiliser éventuellement les forceps pour faire sortir le bébé.

Sur le plan psychologique, certaines mamans regrettent que l'accouchement soit devenu un acte trop médicalisé et préfèrent l'envisager sans péridurale. Toutes les mamans s'accordent à dire que l'accouchement est une expérience unique, et, pour certaines, accoucher sans péridurale représente un accomplissement et contribue à créer une relation fusionnelle avec l'enfant qui est en train de naître.

Bien qu'il existe différentes méthodes de préparation à la naissance, traditionnelles ou innovantes, il n'est pas toujours évident de choisir celle qui sera la mieux adaptée à ces attentes, surtout lorsqu'il s'agit de son premier enfant. De plus elles ne répondent pas toutes aux mêmes besoins, mais toutes ou presque proposent au minimum une série d'exercices de relaxation et de respiration pour faciliter le travail et la naissance.

Publié le 04-05-2012 à 00:00 | Mis à jour le 18-05-2018 à 20:59 | Rédacteur :
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