Mes deux accouchements complètement différents

Tatiana a accouché de ses filles en 2008, puis en 2010. Deux accouchements très différents qui prouvent qu'en matière de naissance, il n'y a pas de fatalité, et que chacune est différente !
Mes deux accouchements complètement différents
Mes deux accouchements complètement différents

Janvier 2008 : j'apprends que je suis enceinte, 2 mois seulement après avoir rencontré l'homme qui deviendra mon mari. Mon terme est prévu le 13 octobre 2008. Ma grossesse se passe merveilleusement bien, je n'ai pas peur du jour ou je devrais accoucher, je suis hyper zen !

Le jour J arrive enfin, mais mon bébé n'a pas l'air décidé à venir. On se rend à la maternité, très tôt le matin, pour un contrôle : bébé va bien. La sage-femme me demande si nous voulons que mon accouchement soit déclenché, je suis tellement excitée que j'accepte !
Malheureusement ce jour là, beaucoup trop de monde en salle de naissance, on me dit de rentrer et de revenir demain pour contrôler.

Cette journée fut très longue...

0 h 00 : après un petit câlin avec mon homme, des contractions commencent à venir, donc là, ni une ni deux, on se rend a la maternité ! Après examen, mon col est ouvert, donc je reste. Je suis toujours très zen, je n'est pas du tout peur, je suis impatiente ! J'ai un peu mal quand les contractions sont là, la péridurale ne tardera pas à venir.
La nuit passe, le travail fais son chemin doucement, je dort plutôt bien, même si je suis réveillée toutes les heures pour un contrôle.

11 h du matin : j'ai de nouveau mal, j'ai envie de pousser. L'anesthésiste tardera à venir pour la 2e dose de péridurale... Et voila, le moment est venu de pousser. La sage-femme me dit que je me débrouille très bien, mais bébé ne descend pas ! La décision tombe : il faut utiliser les forceps. Ils font sortir mon mari. A ce moment-là, je commence à déchanter, j'ai mal, je pense que la 2e dose de péridurale est arrivée trop tard, elle n'a pas eu le temps de faire effet. Je souffre, les forceps me brûlent, je crie de douleur. Une fois la tête de bébé sorti, le papa peut de nouveau être auprès de moi.

12 h 50 : je tiens ma fille dans mes bras, elle pèse 3 kg 590, je pleure de joie de l'avoir enfin, mais aussi de douleur, j'ai encore mal. Les soins qu'on me fait pour l'épisiotomie me font souffrir. On me dit que mon bassin était trop étroit, c'est pour ça qu'elle ne sortait pas.
Le séjour dans ma chambre ne fut pas meilleur : personne ne m‘écoute, ne prend en compte mon état quand je dis que je me sens mal. L'allaitement ne se passe pas bien, je n'y arrive pas, je veux arrêter, mais on me pousse (un peu trop d'ailleurs !) à continuer. Je fais un baby blue dès le 2e jour...

Je mettrais plusieurs mois à me remettre de cette naissance, alors ne me parlez plus d'accouchement...

Publié le 14-01-2013 à 10:34 | Mis à jour le 18-05-2018 à 20:59 | Rédacteur :
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