Les fausses couches spontanées à répétition

On parle de fausses couches à répétition après trois avortements spontanés de suite. En France, 1 % à 3 % des couples seraient concernés. Malheureusement, pour 50 % d'entre eux, les fausses couches spontanées à répétition restent inexpliquées. Qu'en est-il des autres ? Quelles sont les raisons les plus fréquemment à l'origine de fausses couches spontanées à répétition et quelle est la conduite à tenir ?
Les fausses couches spontanées à répétition
Les fausses couches spontanées à répétition
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Les causes fréquentes de fausses couches spontanées

La plupart des avortements spontanés trouvent une explication au cours d'un simple examen clinique :

  •  Hypertension artérielle sévère, diabète, insuffisance rénale, infection...
  •  Malformation génitale
  •  Antécédents familiaux de fausses couches spontanées ou de phlébite
  •  Syndrome DES (malformations utérines liées au Distilbène)

Mais dans une écrasante majorité des cas, les fausses couches sont dues à une anomalie chromosomique chez l'embryon.

Lorsqu'une exploration complémentaire s'impose

En moyenne, une grossesse sur cinq se solde par un avortement spontané au cours des 12 premières semaines. Mais à partir de trois fausses couches spontanées à répétition, un bilan approfondi s'impose :

  •  Recherche d'une malformation utérine ou de fibromes
  •  Recherche d'une infection chez l'homme et la femme
  •  Recherche d'anomalies chromosomiques chez l'homme et la femme (caryotype parental)
  •  Étude de l'hémostase, à la recherche d'anomalies de la coagulation sanguine
  •  Bilan hormonal chez la mère (notamment analyse de l'activité du corps jaune)
  •  Exploration immunitaire (recherche de cellules cytotoxiques)

La conduite à tenir

En fonction des résultats du bilan parental complet, plusieurs pistes peuvent être explorées afin de remédier au problème de fausses couches spontanées à répétition :

  •  Un traitement vitaminique préventif
  •  Un traitement vasculaire (antiagrégant ou anticoagulant)
  •  Un traitement antibiotique en cas d'infection
  •  Une chirurgie en cas de malformation utérine
  •  Un accompagnement psychologique

Pour plus d'informations sur le sujet, n'hésitez pas à consulter un médecin.

 

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Isabelle DAMIRON
Publié le 20-02-2014 à 08:44
Mis à jour le 31-10-2017 à 10:28
Auteur : Isabelle DAMIRON
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