L’entretien prénatal n'a pas la côte

Mis en place il y a 8 ans, l'entretien prénatal est encore peu proposé aux femmes enceintes. Il donne pourtant l'occasion de faire le point sur le projet de naissance.
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Une enquête réalisée par l'Institut national de veille sanitaire auprès des réseaux de santé en périnatalité indique que seulement 40 % des femmes enceintes bénéficient de l'entretien prénatal. Les raisons de ce désistement s'expliquent par un manque d'information. En effet, l'entretien reste encore insuffisamment proposé.

Un entretien pour faire le point
Proposé au quatrième mois de grossesse, l'entretien prénatal peut être réalisé par une sage-femme, un gynécologue ou un médecin traitant. Il est remboursé à 100 % par la Sécurité sociale et permet de faire le point sur le déroulement de la grossesse, sur les craintes de l'accouchement, sur le projet de naissance, les difficultés sociales, psychologiques, etc.
Cet entretien d’une durée de 30 minutes à 1 heure peut se dérouler en couple ou individuellement. Il s'inscrit donc en complément des cours de préparation à l'accouchement et des sept consultations prénatales obligatoires.

Un examen inégalement réparti sur le territoire
L'étude a permis de démontrer que les primipares les plus jeunes (femmes accouchant pour la première fois) et déjà suivies sont les plus nombreuses à participer à l'entretien prénatal, alors que les mères qui ont déjà des enfants estiment ne pas en avoir besoin.
D’autre part, le taux d'entretien prénatal peut passer de 7 à 70 % selon les régions. L'étude recommande que l'entretien soit mieux connu et encourage les mères à en faire la demande. Un accès particulier devrait d'ailleurs être proposé aux femmes qui rencontrent des difficultés quotidiennes, des conduites addictives, des risques sociaux ou psychologiques.

Publié le 02-03-2015 à 13:55 | Mis à jour le 18-05-2018 à 22:59 | Rédacteur :
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