Grossesse nerveuse : les quintuplés qui n’existaient pas !

En 2013, Barbara et Paul étaient heureux d’annoncer au monde la naissance prochaine de leurs quintuplés. Des bébés qui n’ont jamais vu le jour, et pour cause !
Grossesse nerveuse : les quintuplés qui n’existaient pas !
Grossesse nerveuse : les quintuplés qui n’existaient pas !

Une quintuple grossesse ! Un événement rarement obtenu naturellement, ce qui rendait cette annonce encore plus extraordinaire. Barbara et Paul, un couple originaire de Montréal (Canada), ont ouvert dès qu’ils l’ont appris une page Facebook dédiée au suivi de la grossesse. Et récoltent au passage les dons désintéressés d’amis ou même d’internautes parfaitement inconnus : argent, vêtements, puériculture… Cinq prénoms sont choisis et dévoilés aux fidèles de la page.

Mars 2014 : à 34 semaines de grossesse, il est temps pour la future maman de se rendre à la maternité où ses cinq bébés naîtront par césarienne. Mais rapidement après leur arrivée au CHU Sainte-Justine de Montréal, la réalité va rattraper le couple : malgré son ventre très arrondi et ses multiples symptômes évidents, Barbara n’est pas enceinte

Le choc est considérable pour Paul, le « futur papa ». Un proche de Barbara va lui révéler que quelques années auparavant, elle avait déjà prétendu être enceinte d’un autre compagnon, avec, là encore, des signes qui ne prêtaient pas à confusion. Après avoir fermé le compte Facebook et remboursé les généreux donateurs, Paul s’est éloigné. Barbara a, elle, été admise en hôpital psychiatrique.

Ce n’est qu’en mars dernier que Barbara s’est expliquée et excusée auprès de son ex-compagnon sur la chaîne TVA Nouvelles. Elle a expliqué souffrir de pseudocyesis, un trouble mieux connu sous le nom de « grossesse nerveuse ». La femme désire tellement être enceinte que le cerveau envoie au corps des signaux qui correspondent à un état de grossesse : prise de poids, arrêt des règle, nausées… Barbara a déclaré que sa mythomanie était liée à un TDAH (trouble déficitaire de l’attention) mal pris en charge : elle arrête en effet son traitement médicamenteux à chaque nouvelle relation amoureuse et retombe rapidement dans son fantasme de grossesse.

Interrogée sur sa vie aujourd’hui, la jeune femme a dit avoir enfin accepté sa maladie et le fait de devoir prendre son traitement à vie, sans interruption. Elle a également déclaré ne pas vouloir d’enfant.

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