Gros plan sur : le placenta accreta

Cette pathologie du placenta a été récemment sous le feu des projecteurs : la star Kim Kardashian a révélé en avoir souffert au point où, aujourd’hui, une nouvelle grossesse mettrait sa vie en danger. Mais de quoi s’agit-il ?
Gros plan sur : le placenta accreta
Gros plan sur : le placenta accreta
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Le placenta accreta, c’est quoi ?

Anomalie rare du placenta, le placenta accreta est avéré quand le placenta, au lieu de s’accoler à l’endomètre (la partie muqueuse qui tapisse l’utérus), s’insère directement dans le myomètre, c’est-à-dire à même le muscle utérin, celui qui va travailler durant l’accouchement. Le risque : une grave hémorragie au moment de la naissance, potentiellement mortelle pour la maman. Un placenta accreta peut entraîner entre autres complication, une ablation de l’utérus.

Sous la bannière « placenta accreta » on regroupe également les anomalies d’insertion suivantes :

  • Le placenta increta : le placenta « grignote » toute l’épaisseur de l’endomètre et du myomètre, s’insérant ainsi en profondeur.
  • Le placenta percreta : le placenta perfore la paroi utérine pour s’étendre, parfois, à des organes voisins.

Diagnostiquer un placenta accreta

Certaines femmes enceintes seront considérées comme à risque et les anomalies d’insertion placentaire seront alors activement recherchées chez elles : si elles ont subi une ou plusieurs césariennes (utérus cicatriciel), un ou plusieurs IVG, si elles ont des antécédents d’anomalies placentaires de type placenta praevia. Outre des examens échographiques, une ou plusieurs IRM seront réalisées pour suivre l’évolution de la pathologie et une surveillance étroite sera mise en place pour éviter tout risque hémorragique au cours de la grossesse.

Accoucher avec un placenta acccreta

L’accouchement est un moment risqué lorsqu’on est porteuse d’un placenta accreta. En effet, à la suite d’une grossesse et d’un développement placentaire normaux, le placenta est expulsé naturellement après la naissance, sans difficultés majeures. Dans le cas d’un placenta accreta, increta ou percreta, le placenta ne peut tout simplement pas être expulsé normalement. Son adhérence extrême à la paroi de l’utérus entraîne un risque de rupture utérine et d’hémorragie massive. C’est pourquoi, quand on détecte un placenta accreta, une césarienne est décidée d’office. Deux cas de figure cependant :

  • Ce n’est pas votre premier enfant, vous n’avez plus de désir de grossesse par la suite : la césarienne sera programmée en même temps qu’une hystérectomie (ablation de l’utérus), pour couper court à toute complication éventuelle.
  • Si c’est votre premier bébé et que vous avez envie d’être à nouveau enceinte, un traitement médicamenteux et chirurgical conservateur sera mis en place à la suite de votre césarienne. Le but ? Prévenir les saignements excessifs post-accouchement. Si, malgré tout, ceux-ci demeurent importants, l’hystérectomie sera proposée.

Peut-on prévenir le placenta accreta ?

Malheureusement, la prévention n’est pas possible, et la détection reste parfois difficile, surtout si vous ne faites pas partie des patientes à risques. Toutefois, des degrés de gravité existent, et si vous avez été correctement diagnostiquée, un accouchement très médicalisé devrait vous permettre une naissance quasi-normale et une belle rencontre avec votre bébé ! Par ailleurs, bien qu’en augmentation, le placenta accreta et ses dérivés reste une pathologie très rare : on estime qu’il concerne 2 à 3% maximum des femmes ayant un utérus cicatriciel.

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Isabelle DAMIRON
Publié le 07-07-2017 à 00:00
Mis à jour le 25-10-2017 à 17:10
Auteur : Isabelle DAMIRON
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