Bébé secoué : les conséquences peuvent être graves

Des peines de prison ont été requises pour les parents d'un bébé secoué, jugé cette semaine à Tarascon (Bouches du Rhône). Le moment de parler à nouveau de prévention.
Bébé secoué : les conséquences peuvent être graves
Bébé secoué : les conséquences peuvent être graves

Trois ans de prison dont deux avec sursis pour le père et six mois de prison avec sursis pour la mère. Le bébé avait été secoué par le père le 28 avril 2011, suite à une dispute avec sa compagne, qui a ensuite quitté le domicile.

Victime d'un père violent

A son retour, la mère a découvert l'enfant inanimé. Il est alors conduit aux urgences de l'hôpital de la Timone à Marseille. Les médecins découvrent rapidement que les blessures du nourrisson ne correspondent pas à la chute de cosy invoquée par le père, mais aux symptômes des bébés secoués.
Placé en garde à vue, le père avoue alors. Hier, le juge tarasconnais a inculpé le père de la victime à trois ans de prison dont deux avec sursis et la mère de six mois de prison avec sursis.

Des drames qui peuvent être évités

Les drames des bébés secoués concernent environ 200 nourrissons chaque année. Ils interviennent lorsqu'un adulte, exaspéré par les les pleurs d'un bébé l'empoigne violemment pour le faire taire.
Un geste un peu brusque peut causer un traumatisme crânien, des lésions parfois associées à des hémorragies, qui peuvent entraîner des séquelles intellectuelles, visuelles, motrices graves chez l'enfant secoué.

« Lorsque des bébés sont secoués par leurs parents, explique-t-il, c'est soit parce que ces derniers ont craqué, lors d'un moment de fatigue extrême, soit parce qu'ils souffrent d'un grave problème pathologique. Mais la réalité, c'est qu'un parent à bout, cela peut être n'importe lequel d'entre nous. C'est celui qui, le temps de deux ou trois secondes dans sa vie, va perdre pied ne sachant plus quoi faire pour arrêter les cris de son bébé. » explique le docteur Christian Peyrat expert judiciaire en pédiatrie.

Face aux pleurs prolongés et inexpliqués des bébés, il faut essayer de se détendre : coucher le bébé dans son lit (quitte à le laisser pleurer seul), sortir de la pièce, respirer et, si possible, demander à quelqu'un de prendre le relai.

De plus, les spécialistes sont unanimes sur la nécessité de multiplier les informations sur les risques des bébés secoués en direction des parents. Davantage de prévention sur ce sujet est indispensable.

Publié le 02-10-2015 à 15:14 | Mis à jour le 18-05-2018 à 20:59 | Rédacteur :
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