AAD : la naissance de Sanaha (Page 2)

Attention, récit-fleuve ! La naissance de Sanaha racontée par Aurore, c’est un long et merveilleux voyage qui s’est déroulé à domicile ! Un récit d’AAD très détaillé, qui profitera à toutes, même à celles qui n’envisagent pas d’accoucher chez elles : toutes les phases du travail, le ressenti précis des contractions, les trucs et astuces de cette maman pour gérer au mieux la douleur en l’absence de péridurale, et toutes les émotions qui vous submergent : un témoignage précieux !
AAD : la naissance de Sanaha
AAD : la naissance de Sanaha

Le 22 décembre
 
Je me lève une fois de plus vers 12 h, ma fille et mon homme sont déjà debout depuis une bonne demi-heure… Nous prenons le petit-déjeuner en famille, pour la dernière fois à trois. Ma fille me réclame plein de câlins, des bisous, elle veut que je lui tienne son biberon, bref elle doit bien ressentir un truc ! Pour ma part, je me sens sereine, j'ai une sensation bizarre dans le bas-ventre, je sens aussi que c'est pour bientôt. J'ai l'impression d'avoir mouillé ma culotte, … Je pars donc aux toilettes m'essuyer, me changer, quand là, surprise, c'est le bouchon muqueux ! Ah chouette, je le sais maintenant, tu seras bientôt avec nous !
 
Bon, quoi qu'il arrive, Noël aussi c'est pour bientôt et forcement tout n'est pas prêt, donc on part pour un après-midi shopping tous les trois… Je ressens quelques contractions, j'ai le sourire aux lèvres à chacune d'elles… Je sais que c'est la dernière fois que je prendrai la caisse prioritaire pour cette grossesse !
 
La journée se déroule tranquillement, lors du repas du soir, les contractions s'intensifient et se rapprochent… On est à table tous ensemble (avec les beaux parents) et moi je suis là à rêver, à sourire, je ne participe pas à la conversation, je contrôle le temps entre les contractions, et 5 minutes les séparent. Personne ne se doute de rien, sauf mon homme qui reconnaît mon regard : paisible et rêveur pendant les pauses, et concentré sur ma respiration pendant le travail. On se sourit, c'est pour ce soir ou demain ! Plus aucun doute !
 
Continuant de perdre un peu de sang, je préfère téléphoner à ma sage-femme S. Je lui explique, elle nous confirme que c'est bien mon col qui travaille et se modifie. On se tient au courant, de toute façon, le travail commence à ralentir, les contractions s'espacent petit à petit pour n'en avoir plus qu'une toutes les demi-heures. Elles sont de plus en plus intenses, me forçant à m'arrêter de marcher et à me concentrer sur elles. Elles viennent comme des vagues, aucune douleur n'est présente, juste une forte sensation d'élévation, vers une ouverture, vers une arrivée. Comme si à chacune, je sentais le col s'ouvrir, laissant descendre ce bébé. On peut entendre dans la maison cette petite chanson que l'on marmonne depuis quelques jours, "Sache que" : on t'invite tous à venir nous rencontrer. Ton père et moi pensons qu'il serait préférable d'allez nous coucher, pour récupérer un peu de force. On dirait que tu es d'accord, parce que tu continues à espacer les contractions. Malgré notre excitation, nous allons nous reposer.
 
Je ne serai réveillée que par 5 contractions, mais elles me gênent, me font me tortiller. Elles ne sont pas agréables, j'ai du mal à me concentrer. La position allongée est plus douloureuse. Je n'arrive pas à me concentrer sur ma respiration. Je sais à partir de ce moment-là que j'éviterai cette position.
Publié le 16-09-2013 à 10:58 | Mis à jour le 18-05-2018 à 20:59 | Rédacteur :
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2 commentaires

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  • angely49
    angely49 - Il y a 7 ans

    Joli récit et félicitations à toute la famille !

  • Anna012
    Anna012 - Il y a 2 ans

    Coucou les filles, je m?appelle Perle. J?ai 38 ans et je me suis mariée et j?ai fais 4 ans sans avant quand bien même je me pressais à cause de mon âge. Entre 28 et 30 ans, j?ai subi deux IVG. Quand je me suis mariée j?ai fait des fausses couches à plusieurs reprises. Ces deux évènement ont causé un dysfonctionnement de mes ovaires. Pour avoir recours au don d?ovocyte ma gygy m?a orienté vers l?Ukraine dans une clinique à Kiev. C?est là j?ai eu ma petite jolie fille.

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