3 ADN pour un bébé : pour bientôt ?

Pour prévenir l’apparition de maladies graves, un scientifique de l’université de Newcastle (Grande-Bretagne) propose une solution intéressante, mais qui pourrait poser des problèmes d’éthique…
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Notre ADN est constitué d’un mélange de celui de notre mère et de notre père. Il contient tout : nos caractéristiques physiques, nos traits de caractère, une partie de nos capacités, etc. 1% de notre ADN est dit mitochondrial : transmis par la mère et indispensable au bon fonctionnement de nos cellules, il peut aussi muter et devenir responsable de pathologies graves… Ainsi, les mamans peuvent également transmettre des maladies cardiovasculaires ou neurologiques à leurs enfants !

C’est pour éviter cette situation que le professeur Douglas Turnbull a mis au point une technique révolutionnaire : remplacer l’ADN défectueux par celui d’une donneuse saine. Pour ce faire, il faut évidemment remplir plusieurs conditions : tout d’abord, que le risque de transmission d’une pathologie à l’enfant soit avéré ! Il faudra ensuite procéder à une fécondation in vitro afin d’intervenir précocement sur l’ADN fœtal. Résultat : l’enfant aurait un ADN constitué à 99,8% par ses parents biologiques, et à 0,2% par une autre personne.

Formidable progrès scientifique ? Oui, mais la question de l’éthique se pose : ce processus reviendrait à dire que l’enfant n’a pas 2 parents, mais 3 ! Certains médecins y voient aussi un risque de dérive eugéniste (c'est-à-dire "fabriquer" un enfant "sur mesure"). En tout état de cause, le gouvernement britannique devrait se prononcer à propos de cette technique. S’il la valide, les parents anglais pourraient en bénéficier dès 2014.

Publié le 02-07-2013 à 10:58 | Mis à jour le 18-05-2018 à 20:59 | Rédacteur :
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