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Brésil : toujours trop de césariennes

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trop de césariennes au brésil
Brésil : toujours trop de césariennes

Le Brésil reste le pays recordman du monde du nombre d'accouchements par césarienne. Un véritable problème de santé publique, dont les racines sont à trouver du côté financier !

 

8 bébés brésiliens sur 10 naissent par césarienne aujourd’hui. Un taux incroyable, très loin des recommandations de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui situe le chiffre entre 15 et 20% des naissances maximum. Et bien entendu, ces accouchements ne sont que rarement pathologiques ; autrement dit, la grande majorité de ces interventions n'est pas justifiée...

 

Mais pourquoi le pays est-il aussi "consommateur" de césariennes ? Les raisons sont tout simplement économiques... Il est en effet plus rentable pour les équipes médicales de remplir leur planning d'accouchements soigneusement planifiés. Nombre de médecins, dans les établissements de santé privés notamment, sont payés à l'heure et à l'acte (500 reals, soit 120 € par accouchement) ; un accouchement par voie basse est plus long et mobilise davantage de personnel. Une césarienne, en revanche, est rapide : on peut en programmer un grand nombre dans une journée.

 

Côté futures mamans, tous les arguments sont bons pour les inciter à accoucher par césarienne. Et cela marche, puisqu’aujourd’hui 43% des brésiliens sont nés chirurgicalement ! Les médecins mettent en avant le côté pratique : une naissance prévue comme un rendez-vous, la possibilité de prévoir son congé maternité et les visites des proches... Aux plus réticentes, on explique que la césarienne serait plus sécuritaire pour leur bébé (ce qui est faux) et que ce mode d'accouchement leur permettra de ne pas souffrir (en omettant de leur parler des douleurs post-césarienne !). Tant et si bien que certaines brésiliennes commencent à témoigner de leur césarienne forcée, une véritable violence obstétricale.

 

La situation ne prend pas le chemin de s'arranger : à Sao Paulo, seule une poignée d'obstétriciens pratique encore les accouchements physiologiques ; il devient donc très difficile pour celles qui souhaitent un accouchement naturel de trouver un praticien. Par ailleurs, les dernières générations de médecins ont si peu pratiqué d'accouchement non chirurgicaux...qu’ils ne savent plus les prendre en charge !

Isabelle Damiron
 

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