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Attention au "milk sharing" : certains laits maternels sont coupés au lait de vache

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Attention au "milk sharing" : certains laits maternels sont coupés au lait de vache
Attention au "milk sharing" : certains laits maternels sont coupés au lait de vache

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux mères de recourir à l’allaitement maternel. Mais un certain nombre de femmes sont obligées d’acheter ce lait, étant donné qu’elles ne produisent pas assez de lait pour nourrir leur bébé.

 

Résultat, les sites de partage de lait maternel entre les particuliers se multiplient. Pour le meilleur et pour le pire.

Le "milk sharing" mis en cause
Dénommée "milk sharing", la pratique consistant à vendre ou donner une partie de son lait maternel aux mères qui en ont besoin est particulièrement répandue aux États-Unis. Cependant, les chercheurs de l’hôpital NationwideChildren de Columbus dans l’État de l’Ohio mettent en garde les parents contre le risque présenté par ces laits maternels achetés sur Internet. Ceux-ci viennent de publier les résultats de leurs analyses effectués sur 102 échantillons de laits commercialisés sur les portails de "milk sharing".

Du lait de vache dans 10 % du lait maternel
Publiés dans la revue Pediatrics, les résultats de cette étude sont édifiants. Environ un lait maternel sur dix vendu sur le web contiendrait ainsi du lait de vache ou des préparations pour nourrissons. Or, les chercheurs soulignent le danger que représente ce mélange pour les bébés. Notamment pour ceux souffrant d’intolérance ou d’allergie à certains laits. Sarah A. Keim, principale auteure de l’étude, écarte toute hypothèse d’une contamination accidentelle et pense qu’il s’agit d’une falsification intentionnelle.

Présence de bactéries
Rappelons qu’environ 25 % des bébés sont allergiques au lait de vache. Ce qui les rend particulièrement exposés s’ils consomment ce lait maternel coupé avec du lait de vache. En outre, une étude réalisée par la même équipe en 2013 a déjà démontré la présence de nombreuses bactéries dans 75 % des laits maternels vendus sur Internet, à l’instar des streptocoques, des staphylocoques et des salmonelles. En France, les sites de "milk sharing" demeurent illégaux. Il est conseillé aux mères de s’adresser directement aux banques de lait ou lactariums, qui sont au nombre de 18 dans l’Hexagone.

Isabelle Damiron
 

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