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Avortement : les sages-femmes peuvent désormais réaliser des IVG médicamenteuses

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Avortement : les sages-femmes peuvent désormais réaliser des IVG médicamenteuses
Avortement : les sages-femmes peuvent désormais réaliser des IVG médicamenteuses

En France, l’interruption volontaire des grossesses (IVG) peut se faire de façon chirurgicale ou médicamenteuse. Mais jusqu’à aujourd’hui, la seconde méthode devait obligatoirement être réalisée par un médecin.

 

Or, les députés viennent de voter dans la nuit du 9 au 10 avril un amendement autorisant dorénavant les sages-femmes à la pratiquer.

Où peut-on pratiquer l’IVG médicamenteuse ?
C’est la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 qui fixe les lieux où il est possible de réaliser l’IVG médicamenteuse. Sont concernés les établissements de santé publique, les cliniques conventionnées, les centres IVG, les cabinets de ville, les centres d’orthogénie ainsi que les centres de planning familial.
À noter que la pratique de l’IVG doit suivre un protocole très strict, en particulier la prise de deux médicaments différents en présence du médecin. Deux consultations sont nécessaires. Cette intervention est autorisée jusqu’au terme de la cinquième semaine de grossesse, c’est-à-dire sept semaines au maximum après le début des dernières règles.

Une plus grande liberté accordée aux femmes
L’IVG médicamenteuse se montre d’une grande efficacité puisqu’elle affiche un taux de réussite qui avoisine les 95 %. En cas d’échec, les médecins doivent réaliser une IVG chirurgicale. Si l’IVG médicamenteuse devait obligatoirement être effectuée par un médecin, ce ne sera plus le cas après l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de loi sur la santé. Ce dernier autorise en effet les sages-femmes à pratiquer l’opération. C’est Marisol Touraine, la ministre de la Santé elle-même, qui a défendu ce nouveau dispositif afin de faciliter davantage l’accès des femmes à l’IVG.

Le droit à l’information
Malgré la volonté de l’UMP de supprimer cet article, il a été finalement voté par les députés. Par ailleurs, les parlementaires ont également supprimé le délai de sept jours de réflexion obligatoire entre les deux consultations. Enfin, ce texte exhorte tous les professionnels de santé à informer toutes les personnes concernées sur les méthodes abortives existantes afin de leur permettre de choisir librement celle qui leur convient.

Isabelle Damiron
 

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