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Stop aux touchers vaginaux pratiqués sans consentement

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Stop aux touchers vaginaux pratiqués sans consentement

Onde de choc après une révélation pour le moins singulière. Des étudiants en médecine pourraient effectuer des touchers vaginaux à des patientes endormies sans leur consentement. Dans une tribune, journalistes, médecins et féministes françaises appellent les pouvoirs publics à réagir.

 

"Doit-on enseigner aux jeunes médecins le toucher vaginal sur des patientes endormies au bloc ? "
La question est soulevée dans une tribune publiée le 6 février dernier et signée par une cinquantaine de médecins, de journalistes et de féministes.
En effet, des documents issus de la Faculté de médecine de l'Université Lyon-Sud et diffusés par le site Metronews révèlent que des étudiants pouvaient être amenés à pratiquer des touchers vaginaux sur des patientes endormies au bloc opératoire, sans que celles-ci n’aient donné leur accord.
Selon les signataires, ces touchers vaginaux sont réalisés dans un cadre pédagogique sur des patientes inconscientes et non informées. Une pratique confirmée par un certain nombre de professionnels de la santé et d'internes qui affirment "qu'ils doivent apprendre leur métier, et qu'il est préférable que la patiente ne sente rien, ni ne se souvienne que plusieurs inconnus sont passés la voir".

 

Une pratique assimilée à un viol


La tribune rappelle ainsi la loi Kouchner de 2002 selon laquelle "aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne". Un tel acte pourrait donc ainsi "être assimilé, au sens pénal, à un acte de pénétration sexuelle (...), c'est-à-dire un viol".

 

Des allégations démenties par les professionnels


Ce geste "n'est pas un viol" s'insurge le vice-président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France. Et de déclarer : "faire examiner des patientes par des étudiants à leur insu, je n'ai jamais vu ça".
Les responsables de l'université ont également démenti ces pratiques, qui seraient inacceptables.
De son côté, le ministère de la santé a assuré qu'il continuera de veiller au respect absolu de la loi et que si des infractions étaient avérées, elles seraient inadmissibles et devraient être sanctionnées.

 

Isabelle Damiron
 

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