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Maternités : les regroupements ne favorisent pas la surmédicalisation

Publié le mis à jour le
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intervention médicale accouchement
Maternités : les regroupements ne favorisent pas la surmédicalisation

Accouchements déclenchés, recours à la césarienne, extractions instrumentales… Des pratiques qui ne sont pas forcément plus appliquées dans les grosses maternités !

 

 

La fermeture des maternités de proximité au profit des regroupements dans de gros centres de périnatalité n’a pas que de mauvais aspects ! En effet, ces maternité importantes, qu’on qualifie parfois d’"usines à bébés", sont souvent soupçonnées, pour rationnaliser, d’encourager une surmédicalisation des accouchements. En d’autres termes, on ne laisserait pas aux mamans qui le souhaite la possibilité et le temps d’accoucher le plus naturellement possible !

 

Une étude de la Drees (division statistiques du ministère de la Santé) vient tordre le cou à cette idée reçue : en effet, on ne constate pas de différence significative au niveau du nombre d’interventions médicales pour des accouchements à faible risque entre "petites" et "grosses" maternités

 

Concrètement, la DREES a interrogé 9 500 femmes à propos de leur accouchement : pour ces naissances à priori sans complications, elles sont 24% à avoir subi un déclenchement de l’accouchement, 10 % une césarienne, 15 % une extraction instrumentale et 20 % une épisiotomie. Des chiffres similaires quelle que soit la taille de l’établissement, à l’exception des extractions instrumentales (ventouse, forceps…), un peu plus nombreuses dans les grosses maternités.

 

Selon les chercheurs, cela s’explique entre autres par le niveau d’information des chefs de service obstétrique dans les grands établissement : souvent professeurs universitaires, ils sont plus à même de connaître et d’appliquer les dernières recommandations en matière d’accouchement, qui tendent vers toujours moins d’interventions médicales si aucune complication ne se fait jour.

 

En revanche, l’étude signale une franche différence entre les maternités publiques et privées : dans ces dernières, le risque de subir une intervention médicale lors d’un accouchement à faible risque est multiplié par 1,2. La faute, selon les auteurs de l’étude, à la crainte de poursuites judiciaires si l’accouchement se déroule mal (c’est alors la responsabilité du médecin qui est engagée), ainsi qu’un désir de rationnaliser les naissances pour laisser le temps aux praticiens d’exercer en parallèle leur profession en libéral.

 

 

Source : pourquoidocteur.fr

Isabelle Damiron
 

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